Une fois habillées et pomponnées, les trois amies marchèrent en direction du lycée.
- Mouai, celui là est trop petit, dit Emma en reluquant un garçon.
- Parle d'autre chose tu veux ? Les mecs, c'est peine perdue.
- Oh ma pauvre Lilou...chuchota Annily. Ca marchera mieux cette année !
Mais Lilou n'écoutait plus. Elle contemplait sagement son lycée, où elle allait passer encore une année ennuyeuse à mourir.
- Salut les filles ! lanca Alex qui s'approchait.
Alex était un jeune homme de terminale qui avait toujours secrètement plu à Annily.
- Salut Alex ! répondirent les trois filles.
- Alors, prêtes pour la rentrée ? Vous m'avez l'air plus belles que jamais !
- Et oui, on part à la chasse aux garçons, dit coquinement Annily.
- Tant mieux j'en ai deux nouveaux à vous présenter ! Suivez-moi !
Elles suivirent Alex dans un coin devant la cour du lycée où deux garçons parlaient ensemble.
L'un était brun aux yeux bleus, et l'autre blond aux yeux marrons. Les filles craquèrent tout de suite. Lilou jeta un ½il sur Annily qui avait un léger sourire aux lèvres, puis sur Emma. Son regard était illuminé, ces deux beaux gosses étaient des perles. A voir comment elle les déshabillait du regard, Lilou se dit qu'ils étaient les prochains sur la liste de son amie.
Les jeunes se saluèrent.
- Alors vous venez d'où ?
- Bonifacio. Nos parents respectifs ont décidé de nous envoyer ici, en pensant qu'on allait bosser, expliqua le brun.
- Et ça ne vous dérange pas ? demanda Lilou.
- Non, du temps que Samuel à de quoi jouer au hand, et que moi j'ai mon lot de jolies filles, répondit Matéo.
Il fit un clin d'½il à Lilou, qui ne pu s'empêcher de rougir, et de faire tomber sa pile de livres. Honteuse, elle s'empressa de tout ramasser, alors qu'Annily commençait à parler hand avec Samuel.
- T'occupes quel poste ?
- Arrière droit. Je suis un assez bon butteur.
- Génial, ça nous manquait, dit Alex. Moi je joue arrière gauche. J'espère que tu es du genre concentré, parce que quand la mascotte te regarde, tu perds tes moyens.
- Ah... C'est une fille ? Une belle ?
- Tu l'as devant toi, dit Annily en regardant ses pieds. Donc n'écoute pas Alex il raconte que des conneries.
- Ok, merci pour l'info...
- Non mais, arrêtez de dire que je dis que des conneries. Tu la trouves pas belle, Sam ?
« DRING !!! »
Ne voulant pas connaître la réponse, Annily en profita pour les quitter. Lilou et Emma suivirent, laissant les garçons seuls.
- Alors ? Elles sont pas belles les ajacciennes de première ?
- Elles sont plutôt jolies.
- C'était les mieux. Belles, drôles et sympas, j'espère qu'elles vous ont plues.
- Ouai, mais bon, c'est pas cinq minutes de conversation qui vont nous faire une idée sur elles, dit Sam.
- C'est sur, répliqua Matéo, mais physiquement, y a pas à se plaindre !
Ils rirent et se dirigèrent vers le bâtiment D.
Les heures de la matinée passèrent, et Emma en était à sa centième description des abdos de Matéo.
- On a comprit qu'il te plaisait le beau blond, souffla Lilou.
- Pourquoi ça te gène ? demanda Emma.
- Ben, figure-toi que...que non !
- Bizarrement, moi c'est le brun qui me plait, dit Annily.
- Quel brun ? demanda une voix.
Les filles se retournèrent pour apercevoir Brice, le « kéké boy » du lycée.
- les blonds, c'est beaucoup mieux.
- Non, tu veux sûrement dire « je » suis beaucoup mieux ! lança Annily, enragée.
- Hey belle blonde ! Toujours aussi venimeuse !
- Et oui ! Figure-toi que je me suis entraînée à mordre cet été !
- Intéressant...dit il en lui touchant les cheveux.
- Hey ! Enlèves tes sales pattes de notre mascotte, Armando !
Samuel venait d'arriver, et visiblement Brice n'avait pas très envie de le croiser. Il fila en douce.
- Je peux savoir ce que tu lui as fait pour qu'il s'en aille aussi vite ? demanda Lilou.
- Une histoire de fille cet été à Bonifacio... Il s'est retrouvé avec un ½il au beurre noir et une arcade en sang la dernière fois qu'on s'est vu.
- T'es un violent ? tenta Lilou.
- Seulement pour les bonnes causes. Et pour les gros cons aussi.
- En tout cas merci, glissa Annily.
- Il est dans l'équipe ?
- Mon Dieu, s'exclama Lilou, ne parle pas de malheur !
Ils pouffèrent et la cloche sonna les cours de l'après midi.